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Pourtant la vie semblait bien partie. Tout me souriait, j'étais la STAR.
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L'injustice à un prénom et elle s'appelle Lisa. Lisa c'est pas la petite Mélodie que tu avais adoptée pour son côté à la fois pratique (elle te suit partout) et valorisant (elle t'obéit). Lisa, elle, a fait naître en toi un sentiment redoutable, que j'ai pris la liberté d'intituler "superior". A l'approche d'une fille "superior", calcule son potentiel de dangerosité :
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Fonction de l'outil : te faire te sentir minable en moins de 3 secondes de temps.
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Pour la petite histoire, Lisa et moi, nous nous sommes rencontrées en maternelle, au détour d'un bac à sable. Méfiance, méfiance ... si j'avais su qu'à huit ans, Lisa me piquerait mon premier petit ami. En réalité, elle n'a pas eu à faire grand chose. ♪ Plouf, plouf ... ça sera toi qui l'auras ♫. J'en veux pas à Jérémie, il n'était qu'une inconsciente victime. Au spectacle de fin d'année, Lisa c'était la princesse, moi j'étais le Schtroumpf, chapeau pointu fait maison, merci maman.
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Lisa faisait (et fait toujours d'ailleurs) de la musique depuis plus de 10 ans, moi, du basket (un sport on ne peut moins féminin à l'époque...).
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Notre adolescence = séparation (un bon point pour mon égo).
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Les années lycée, ont permis les retrouvailles. En terminale, Lisa a décroché son bac Scientifique avec une mention Très Bien. Moi, pendant un an (ok, je le confesse, disons sur deux semaines de révisions...), j'ai sué corps et âme, pour orner mon bac Littéraire d'une médiocre mention Passable (soit dit en passant, mention qui n'en est pas une...).
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L'année suivante, elle a intégré la Prépa. J'ai entamé une Licence STAPS et me suis perdue dans les méandres de mon indécision orientationnelle. Réussite contre foirage, de quoi faire trembler mon assurance !
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